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Quand l'automne s'installe, le corps s'adapte

Photo du rédacteur: Normand-Jimmy Gamache
Normand-Jimmy Gamache
2 oct.
4 min de lecture

Changer de saison, changer de rythme

L’automne vient à peine de commencer et il n’a même pas encore revêtu toutes ses couleurs. Pourtant, nous sentons déjà que l’été tire à sa fin. Les matinées sont plus fraîches, les journées raccourcissent et les activités régulières ont repris leur place dans nos horaires.

Ces changements s’installent progressivement autour de nous, mais ils modifient rapidement notre quotidien. Nous passons davantage de temps à l’intérieur, les périodes de lumière diminuent et le retour au travail, à l’école ou aux activités organisées impose un nouveau rythme.


Le changement de saison ne se produit donc pas seulement dans le calendrier. Le corps aussi doit s’adapter.


Sous-bois recouvert de feuilles d’automne, traversé par les rayons du soleil.

Le froid modifie nos sensations

Lorsque la température baisse, l’organisme cherche naturellement à conserver sa chaleur. Les vaisseaux sanguins situés près de la peau se resserrent, ce qui limite les pertes de chaleur vers l’extérieur. Nous pouvons également avoir tendance à remonter les épaules, à rapprocher les bras du corps ou à adopter une posture plus repliée.


Ces réactions sont normales. Elles peuvent toutefois contribuer à une impression de raideur ou rendre les premiers mouvements moins confortables, particulièrement lorsqu’on passe rapidement d’un environnement chaud à l’air frais.


Le froid modifie la façon dont nous percevons nos mouvements et certaines sensations déjà présentes. Une région sensible peut alors sembler plus inconfortable, sans que cela signifie forcément qu’une nouvelle atteinte est apparue.


Moins de lumière, une autre énergie


Personne tenant une tasse chaude sur une table décorée de feuilles d’automne.

Les journées plus courtes influencent également notre rythme. La lumière joue un rôle important dans la régulation de notre horloge biologique, notamment dans l’alternance entre l’éveil et le sommeil.


À l’automne, le soleil se lève plus tard et la noirceur arrive plus rapidement. Certaines personnes remarquent alors une diminution de leur énergie, une envie de dormir plus longtemps ou une motivation différente. D’autres apprécient plutôt le retour à un rythme plus calme après l’effervescence de l’été.


Ces réactions ne sont pas identiques pour tout le monde. Elles peuvent varier selon les habitudes, l’horaire de travail, le sommeil, le niveau d’activité et la sensibilité de chacun aux changements saisonniers.


Le retour des routines se fait sentir


Jeune garçon portant un sac à dos dans un corridor d’école.

L’automne correspond aussi au retour des activités régulières. En septembre, la rentrée apporte souvent un nouvel élan : reprise du travail, de l’école, des rendez-vous, des déplacements et des activités organisées.


Quelques semaines plus tard, ce rythme est maintenant bien installé. C’est souvent à ce moment que l’accumulation commence à se faire sentir.


Une journée chargée n’est pas problématique en elle-même. C’est parfois la répétition des journées, combinée à des périodes de récupération insuffisantes, qui influence davantage la fatigue et les inconforts ressentis.


Le corps s’adapte constamment à ce que nous lui demandons. Cette capacité d’adaptation n’est toutefois pas illimitée ni instantanée. Elle dépend notamment de l’intensité des activités, de leur fréquence, du repos disponible et de ce que la personne vivait déjà avant le changement.


Nos habitudes de mouvement changent aussi


Deux parents avec un enfant marchent dans un parc aux couleurs de l’automne.

Pendant l’été, plusieurs occasions de bouger s’intègrent naturellement à la journée : jardinage, marche, vélo, sorties et travaux extérieurs. Lorsque la température diminue et que la noirceur arrive plus tôt, certaines de ces activités deviennent moins fréquentes.


La diminution peut être graduelle, au point de passer inaperçue. Nous bougeons un peu moins, restons assis un peu plus longtemps et passons davantage de temps à l’intérieur. Le corps doit alors s’adapter non seulement à de nouvelles activités, mais aussi à l’absence de certains mouvements auxquels il était habitué.


Changer de saison signifie donc souvent changer sa façon de bouger. Il ne s’agit pas nécessairement d’en faire moins ou davantage, mais de constater que nos habitudes se transforment.


Une transition plutôt qu’une rupture

Nous parlons parfois de l’automne comme si l’été s’arrêtait brusquement pour laisser place au froid. Dans les faits, la transition se fait par petites étapes : une matinée plus fraîche, un coucher de soleil plus hâtif, une activité extérieure que l’on reporte ou une fatigue qui apparaît plus tôt dans la soirée.


Le corps suit lui aussi cette progression. Il ajuste sa réponse au froid, son rythme d’éveil, son niveau d’activité et sa capacité à récupérer.


Certaines personnes traversent cette période sans difficulté particulière. D’autres ressentent davantage les changements de température, la diminution de la lumière ou le retour à un horaire plus chargé. Ces différences ne traduisent pas nécessairement un manque de volonté ou une mauvaise condition physique. Elles témoignent simplement d’une capacité d’adaptation qui varie d’une personne à l’autre et parfois d’une année à l’autre.


Observer pour mieux s’adapter


Parent allongé sur une couverture soulevant son bébé dans un décor automnal.

L’automne nous invite à porter attention aux changements qui s’installent : notre énergie est-elle la même qu’en été ? Bougeons-nous autant ? Notre horaire laisse-t-il suffisamment de place à la récupération ? Certaines sensations apparaissent-elles plus facilement lorsqu’il fait froid ?


Observer ces variations permet de mieux comprendre ce que le corps tente de communiquer. Il ne s’agit pas de surveiller chaque sensation ni de craindre l’arrivée de l’hiver, mais de reconnaître qu’un changement de rythme peut demander un temps d’adaptation.


L’automne commence à peine à s’habiller de ses couleurs. Avant de penser déjà à l’hiver, prenons le temps d’habiter pleinement cette transition et de laisser au corps l’occasion de trouver son nouveau rythme.


Normand-Jimmy Gamache, massothérapeute clinicien expert certifié MQ

Clinique Halte-Mieux-être

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