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L'inflammation : amie ou ennemie ?

  • Photo du rédacteur: Normand-Jimmy Gamache
    Normand-Jimmy Gamache
  • 28 juin 2023
  • 3 min de lecture

Mis à jour le 12 février 2026


L’inflammation est un processus essentiel du corps humain. Elle est souvent perçue comme quelque chose de négatif — on parle d’anti-inflammatoires, de douleur, de gonflement — mais elle est d’abord et avant tout un mécanisme de protection.


Deux personnes hésitent, illustrant la question : inflammation, bonne ou mauvaise ?

La vraie question n’est donc pas : l’inflammation est-elle bonne ou mauvaise ?

La vraie question est : dans quel contexte se manifeste-t-elle ?


Qu’est-ce que l’inflammation ?

L’inflammation est une réponse naturelle du corps à une agression ou à une lésion tissulaire. Qu’il s’agisse d’une infection, d’une blessure, d’une irritation ou d’une surcharge mécanique, le corps active une série de réactions coordonnées pour protéger les tissus et amorcer leur réparation.


Elle mobilise :

  • le système immunitaire ;

  • les vaisseaux sanguins ;

  • des cellules spécialisées (leucocytes, macrophages) ;

  • des médiateurs chimiques (cytokines, prostaglandines).


Son objectif est simple : contenir, nettoyer et réparer.


Le processus inflammatoire : une séquence logique

L’inflammation ne survient pas au hasard. Elle suit une progression précise.


Dans un premier temps, les vaisseaux sanguins se dilatent pour augmenter l’apport sanguin dans la région touchée. Cette vasodilatation explique la rougeur et la sensation de chaleur.

Ensuite, la perméabilité des vaisseaux augmente, permettant au liquide et aux cellules immunitaires de migrer vers la zone atteinte. Cela entraîne un gonflement.


Puis, des cellules spécialisées interviennent pour éliminer les agents pathogènes ou les débris cellulaires. Enfin, des médiateurs chimiques coordonnent la réponse et amorcent la réparation.


Illustration du processus inflammatoire : réaction locale et intervention des cellules immunitaires.

Ce processus explique les cinq signes classiques de l’inflammation :

  • Rougeur ;

  • Chaleur ;

  • Gonflement ;

  • Douleur ;

  • Perte de fonction.


Ces manifestations varient selon l’intensité et la localisation de la réaction.


L’inflammation souhaitée : un mécanisme protecteur

Dans un contexte aigu, l’inflammation est nécessaire.


Après une entorse, une coupure ou une infection, elle permet :

  • d’éliminer les agents pathogènes ;

  • de retirer les tissus endommagés ;

  • de déclencher la réparation.


Sans inflammation, il n’y aurait pas de guérison efficace.


En clinique, cela signifie qu’il n’est pas toujours judicieux de vouloir la supprimer immédiatement. Une réaction inflammatoire contrôlée fait partie du processus normal de récupération.


L’inflammation indésirable : quand le mécanisme s’emballe

Le problème survient lorsque l’inflammation devient chronique ou excessive.


Elle peut être entretenue par :

  • une surcharge mécanique répétée ;

  • le stress chronique ;

  • la sédentarité ;

  • une alimentation déséquilibrée ;

  • un manque de sommeil ;

  • certains troubles métaboliques ou auto-immuns.


Lorsque l’inflammation persiste, elle peut contribuer au développement de conditions telles que :

  • douleurs musculosquelettiques persistantes

  • arthrite

  • maladies cardiovasculaires

  • diabète de type 2

  • certaines maladies auto-immunes


Dans ce contexte, l’inflammation ne protège plus : elle entretient le déséquilibre.


Inflammation et douleur : un lien à nuancer

Les médiateurs inflammatoires sensibilisent les récepteurs nerveux. C’est pourquoi une région enflammée devient plus douloureuse.


Cependant, la douleur persistante n’est pas toujours proportionnelle au niveau d’inflammation réel. Le système nerveux peut devenir hypersensible, même lorsque la réaction inflammatoire initiale s’est atténuée. Comprendre cette nuance est essentiel pour éviter de confondre douleur et dommage actif.


La clé n’est donc pas d’éteindre systématiquement l’inflammation, mais de comprendre ce qu’elle tente de signaler.


Comment réguler l’inflammation intelligemment ?

L’objectif n’est pas d’éliminer toute inflammation, mais de la moduler lorsque nécessaire. Cela passe d’abord par l’identification de la cause : infection, surcharge mécanique, stress ou trouble chronique.


Habitudes de vie : bouger et gérer le stress pour soutenir l’équilibre inflammatoire.

Ensuite, certaines habitudes contribuent à maintenir un terrain plus équilibré :

  • une alimentation riche en antioxydants et en oméga-3 ;

  • une activité physique régulière et adaptée ;

  • un sommeil suffisant ;

  • une gestion du stress ;

  • le maintien d’un poids santé.


Il existe également des options pharmacologiques ou naturelles, qui devraient être discutées avec un professionnel de la santé.


Approche clinique : techniques manuelles pour améliorer la mobilité et soutenir la récupération.

En tant que massothérapeute clinicien expert certifié MQ, j’interviens aussi par des techniques manuelles adaptées visant à :

  • améliorer la circulation locale

  • réduire les tensions mécaniques

  • favoriser la récupération tissulaire

  • soutenir l’équilibre global du système musculosquelettique


Conclusion

L’inflammation n’est ni l’ennemie ni l’alliée absolue. Elle est un mécanisme biologique fondamental.


Parfois, il faut la respecter et lui laisser le temps d’agir. Parfois, il faut intervenir pour éviter qu’elle ne s’installe.


Comprendre cette distinction permet d’adopter une approche plus nuancée, plus efficace et plus respectueuse du fonctionnement naturel du corps.


Normand-Jimmy Gamache, massothérapeute clinicien expert certifié MQ

Clinique Halte-Mieux-être

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